L’Hôtel-Dieu témoigne du patrimoine hospitalier et religieux de la ville du XVIIe au XXe siècle.
Fondation par Madame De Joyeuse
- en 1658
sur la volonté de Catherine de Clèves.
Fondé en 1640 par Mme de Joyeuse, sur la volonté de Catherine de Clèves comtesse d’Eu, l’Hôtel-Dieu d’Eu est confié dès 1658 aux religieuses de l’ordre de Saint-Augustin, congrégation reconnue pour son engagement communautaire et le service aux autres, notamment à travers le soin des malades sans ressource.
L ’édifice présente un caractère sobre et fonctionnel, agencé en U, de manière à privilégier l’accueil des malades et la vie religieuse. A l’origine, les bâtiments étaient en briques, à toit d’ardoise. L’aile Est comporte une maison à pans de bois, caractéristique de l’architecture normande, un style architectural plutôt rare sur la ville. Deux chapelles complètent l’ensemble, l’une au service des religieuses, la seconde pour les malades.
Aux XIXe et XXe siècles, le développement de la médecine moderne et la laïcisation des hôpitaux ont réduit le besoin d’établissements hospitaliers religieux. Les religieuses quittent l’Hôtel-Dieu en février 1967.
Réhabilité dans les années 1990, l’Hôtel-Dieu conserve sa disposition d’origine. L’aile ouest, originellement destinée au logement des religieuses, a été reconvertie en logements. Une bibliothèque associative (Bibliothèque Pour Tous) est installée dans le corps central, ainsi que les dojos du club de Judo. Le jardin central est aujourd’hui un parc d’agrément avec espaces de jeux pour les enfants, gloriette et tables de pique-nique.
Dans le jardin, on peut voir un rare cimetière couvert.